Mise à niveau d’un Mac Mini mid-2011

Comment j’ai choisi une nouvelle machine  :

  • J’ai besoin d’un serveur/desktop que je puisse déménager facilement (dans une valise par exemple),
  • Je veux un système UNIX ou GNU/Linux.

J’ai opté pour un Mac Mini d’occasion. Pourquoi ?

  • Les Intel NUC et autre alternatives étaient trop chères,
  • Je n’étais pas forcément parti pour un ordinateur à la pomme, mais en ayant trouvé une machine pas trop cher, j’ai foncé, (200 $ CA)
  • Le dernier modèle n’ayant pas été mis à jour depuis 2014, un neuf n’était pas un bon plan,
  • Le mid-2011 est l’un des derniers modèles que l’on puisse upgrade soit même (La RAM et le disque dur ne sont pas soudés à la carte mère).


    Apple Mac Mini 2011

Voilà donc rapidement les specs de la bête à la livraison :

ProcesseurIntel Core i5
Carte GraphiqueAMD Radeon HD
macOSEl Captain
USB4 x USB 2.0
RAM2 x 2go 1333MHz DDR3
Disques500GB (5400-rpm)
Temps de Boot1 min 40

Au programme ?

  • Plus de RAM,
  • Un SSD,
  • De l’USB 3.0.

1 – Création d’une clé USB bootable macOS High Sierra.

J’ai, en premier lieu, mis à jour la machine vers la dernière version de macOS.

Il m’a fallu aussi créer une clé d’installation High Sierra afin de réinstaller le système sur le futur prochain disque.

Pour cela, j’ai suivi le tuto de la documentation Apple disponible ICI.

  1. Il faut dans un premier temps télécharger macOs High Sierra sur le Mac App Store et cela même si c’est la version que vous roulez actuellement.
  2. Une fois celle-ci télécharger, pas besoin de lancer l’utilitaire de mise à jour, c’est seulement l’image CD téléchargé qui va nous intéresser.
  3. Pour créer votre clé USB bootable il vous faut une clé USB d’au moins 12 GO. Ayant flingué ma clé USB pendant le processus, j’ai du réaliser la manipulation avec une micro SD 128 go via un adaptateur et le slot SD du Mac. Attention ! Le volume sera formaté et les données stockées sur la clé seront perdu.
  4. Lancez donc votre Terminal et exécutez la commande suivante en prenant bien garde de remplacer MyVolume par le nom de votre volume/clé Usb/carte SD  :

[pastacode lang=”bash” manual=”sudo%20%2FApplications%2FInstall%5C%20macOS%5C%20High%5C%20Sierra.app%2FContents%2FResources%2Fcreateinstallmedia%20–volume%20%2FVolumes%2FMyVolume” message=”Utilisation de la commande « createinstallmedia » dans Terminal” highlight=”” provider=”manual”/]

Le processus est tout de même assez long et demande une confirmation.

Pour la suite de l’installation, reportez vous au grand 4 🙂

2 – Installation de la RAM .

Les 4 go (2 x 2go) fournis avec la machine sont désormais plus que limite par les temps qui court et il ne m’a pas fallu longtemps avant de racheter de la RAM.

Je me suis procuré une barrette de 8go 1333 MHz et je remercie Quentin pour sa barrette de 4go 1600 MHz. La fréquence la plus basse étant 1333 MHz, les deux barrettes vont donc fonctionner à cette vitesse. De plus, il semblerai que le mac mini ne puisse pas dépasser les 1333 MHz et qu’il ne sert à rien d’acheter plus rapide.

L’installation en elle-même est un jeu d’enfant et un pictogramme est même présent pour nous montrer comment faire.

Je vous laisse quand même un lien vers iFixit qui prennent de bien meilleures photos que moi.

3 – Installation du SSD.

Pour installation du SSD j’ai choisi d’utiliser le kit de iFixit afin de garder mon ancien disque dur pour y mettre mes documents et mon home (dossier personnel)

En effet, même si les prix sont désormais très abordables, je ne voulais pas que ce bricolage me coûte une fortune en SSD de plus de 500 go. J’ai donc opté pour un SSD de 120 go sur lequel je vais pouvoir installer mon système d’exploitation.

De plus, vous me connaissez, dès qu’il y a un chalenge et de quoi bricoler, je suis là 🙂 Le fait de tout recycler dans ce bricolage m’a aussi motivé dans cette voie.

[Best_Wordpress_Gallery id=”3″ gal_title=”Montage SSD Mac”]

4 – Migration sur le SSD.

Comme il y a désormais deux disques dans le mac dont l’ancien, une migration est alors possible !

Si jamais vous n’avez qu’un seul disque dans votre machine, trouver un moyen de brancher celui-ci via USB (adaptateur USB vers Sata) afin de garder tous vos documents. Sinon il vous faudra refaire une installation propre qui peut aussi être une bonne opportunité.

5 – Déplacement de notre Home.

Afin que mes applications et documents ne soient pas stockés sur mon petit SSD, j’ai décidé de déplacer mon répertoire personnel sur l’ancien disque.

J’ai dans un premier temps formaté celui-ci en Mac OS étendu (journalisé) à l’aide de l’utilitaire de disque.

Je me suis ensuite rendu dans les options avancées des réglages de mon utilisateur ( Préférences Systèmes -> Utilisateurs et groupes -> Cadenas pour modifier les réglages -> Clique droit sur votre utilisateur -> Options avancées…)

Il suffit ensuite de changer le Répertoire de départ, ici, mon disque se nomme HDD et de valider.

5 – Avoir de l’USB 3.0

Ce mac mini possède 4 ports USB 2.0, ce qui peut suffire dépendamment de vos usages. Cependant, pour ceux comme moi qui sont obsédés par la vitesse de transfert, j’ai trouvé une astuce pour vous.

Il existe des convertisseurs Thunderbolt 2 vers USB 3.0 ! Ci-dessous deux versions que j’ai pu trouver sur Amazon.ca : celle de gauche nous donne du Sata en plus, celle de droite de l’Ethernet gigabit.

J’ai opté pour la version Ethernet pour avoir la possibilité de faire un routeur ou quelque chose du genre plus tard.

6 – On fait le bilan calmement.

Ce qui a changé :

AvantAprès
macOSEl CaptainHigh Sierra
USB4 x USB 2.04 x USB 2.0
USB 3.0 via Thunderbolt
RAM2 x 2go 1333MHz DDR38go 1333MHz DDR3
4go 1600MHz DDR3
Disques500GB (5400-rpm)120 GB SSD
500GB (5400-rpm)
Temps de Boot1 minute 4032 secondes

Je ne regrette absolument pas d’avoir acheté ce modèle d’occasion pour 200 $ CA, j’utilise celui-ci depuis maintenant plus d’un mois dans sa nouvelle configuration et je suis ravis. Je ne sait cependant pas ce qu’Apple entreprend vis à vis de ce type de machine et j’espère qu’elle continueront de recevoir les mises à jours. De toute façon, le jour où j’en ai assez, j’installerai sans doute un Linux dessus. (Peut être dans un prochain article qui sait :P)

Problèmes ?

Le seul problème que j’ai rencontré est lors du remontage de la bête. En effet, à gauche, on peut distingué qu’au niveau du cercle rouge, nous avons la nouvelle nappe du nouveau disque du qui coïncide avec le pas de vis fixant la plaque de métal où se situe la carte WiFi. De plus, à droite,dans le cercle vert, le pas de vis n’a plus la tête en face de son trou. Même en ayant fait plusieurs tentatives, je n’ai pas réussi à régler ce problème. Ce n’est pas dramatique selon moi puisque nous avons une vis de chaque côté qui permet la fixation de la plaque métallique.

Faire son propre Google Home avec un Raspberry Pi (avec kit)

Dans cet article, je vais vous montrer comment j’ai créer mon propre Google Home.

Cet article n’a pas pour vocation de présenter chaque étape de façon exhaustive mais plutôt de vous présentez un retour d’expérience sur ce petit bidouillage.

Si vous voulez tenter l’aventure voilà les références que j’ai utilisé pour ce bricolage :

Vous trouverez ci dessous une liste des composants, outils et autres bricoles que j’ai utilisé.

Dans la plupart des Kits :

  • Carte Voice HAT accessory board,
  • Carte Voice HAT microphone,
  • Support en Plastique,
  • Haut parleur de 3 pouces,
  • Bouton poussoir,
  • 9 petits câbles pour relier le tout,
  • Du carton pour faire tenir tout ça,
  • Lampe,
  • Micro-switch,
  • De quoi tenir la carte son,
  • ThePiMag (essensial ou May 2017).

Non inclue dans mon Kit :

  • Raspberry Pi Board (3 dans mon cas),
  • Carte microSD (4GB c’est suffisant),
  • Un bon tournevis cruciforme,
  • Du Ruban adhésif (oui du Scotch quoi).

1 – Installation du système d’exploitation.

  • Télécharger la dernière version de l’image fournie par Google ICI,

Celle-ci est une version modifié de Raspbian avec des script d’installation fourni par Google mais surtout des affaires sont déjà pré-configuré (sortie audio par exemple).

  • Graver l’image sur votre carte microSD (avec Etcher),

Pour cette étape Etcher est loin d’être indispensable, mais comme c’est une bonne découverte je vous le conseil, c’est pas moche, portable et cross-plateforme. Que demande le peuple ? 🙂

Choisissez donc l’image, votre périphérique microSD et à vos marque, prêt, flashé !

Sinon Win32 Disk Imager sous Windows ou en ligne de commande sous MacOs et Linux ça fait la job aussi.

2 – Assembler la bête

On va pas se mentir, c’est la partie la plus sympa à faire. Cela c’est fait sans réel problème.

Comme une image vaut mille mots, voici un petit florilège de photos du montage.

[Best_Wordpress_Gallery id=”2″ gal_title=”Raspberry Google Home”]

J’ai juste eu un moment de doute au moment de brancher le bouton poussoir car celui de mon kit n’est identique à celui du site du Google. Un bouton reste un bouton et n’a donc pas de sens. Cependant, ce n’est pas le cas de la LED lumineuse présent à l’intérieur de celui ci. Il faut donc faire attention de branché cette partie du bouton dans le bon sens !

3 – Exécution des scripts d’installation.sh

Afin de vérifier le bon fonctionnement du montage, Google a prévu quelque scripts pour testé si le montage est correct. (Son, Microphone et test de connectivité vers les serveurs de Google).

Après avoir tout re-démonté la petit boite car le haut parleur c’était débranché,  heureux de constaté que celle ci fonctionne parfaitement.

La suite du bricolage est tout de même un peu fastidieuse. Il faut se rendre sur la Google Cloud Plateforme afin de créer un projet pour que l’application préinstallé sur l’ordinateur puisse utilisé les API de Google. On a aussi besoin de créer un couple de clés afin que notre Google Home puisse s’authentifier auprès des serveurs de Google. 

4 – Et alors ? En utilisation ?

Mettons les choses au clair : Ce n’est qu’une version allégé du Google Home. Oubliez donc les appels gratuit (Amérique du nord seulement) via l’enceinte connecté et la musique Spotify à fond les ballons et les routine IFTTT. De plus, si vous ne parlez pas un mot d’Anglais, passez aussi votre chemin car pour le moment ce n’est pas possible de changer la langue. Cependant, cela reste un objet sympa et parfois utile, il est tout de même capable de contrôler mes lumière connecté Phillips Hue, de lancer des minuteurs et réveils (très pratique lorsque l’on cuisine) et de donner la météo.

Il est certain que si vous voulez gouter à la maison connecté par Google, je vous conseillerai plutôt d’acheter un Google Home mini car cela vous reviendra moins cher qu’un kit et un Raspberry tout en sachant que cela sera plus performant. Cependant si vous avez déjà un Raspberry et l’âme d’un bricoleur, foncer ! J’ai vraiment eu du fun avec ce kit !

5 – On fait le bilan calmement.

Voici un petit tableau comparatif sympathique et synthétique de ce qu’il se fait.

[table id=3 /]

En conclusion, je dirai que :

Point forts :

  • Compatible avec tous les Raspberry Pi 40 pins : PieZero(W ou non), Pi 2 et 3…
  • Très bien documenté,
  • Résultat très propre,
  • Facile et amusant,
  • Haut Parleur honnête pour votre Raspberry,

Vous pourrez toujours recycler ça en petit enceinte nomade.

Points faibles :

  • Pas de français,
  • Pas de Google Cast,
  • Ne vaut le coup que si vous avez déjà un Raspberry.

PS : Votre avis m’intéresse 😉